Le logo de l’Année Saint Martin

Martin, soldat, est symbolisé par l’épée.

Le manteau, rouge dans la tradition iconographique, est coupé en deux, déchiré pour l’éternité. Véritable séisme dans la façon de prendre conscience de la misère et de lutter contre celle-ci. Il ne s’agit pas là d’un geste conventionnel, sympathiquement populaire dans la perception collective de cette séquence, mais, bien au-delà du simple partage, il s’agit d’une révolte contre les causes et les effets de la précarité.

LOGO 10451070_10203268406744572_8761629020745214072_n

Ce séisme, non limité à la déchirure du manteau, touche en profondeur le monde d’alors, comme celui d’aujourd’hui : en arrière-plan de la chlamyde, le carré Terre de Sienne, ocre jaune, est lui aussi déchiré avec le manteau : Saint Vincent de Paul, l’Abbé Pierre, Mère Térésa, Soeur Emmanuelle… mais aussi Coluche… C’est la rupture, le soldat MARTIN devient pasteur. L’épée est maintenant crosse pastorale aux symboles christiques. Dans le conscient collectif plus que millénaire, « MARTIN la bonté » devient « MARTIN l’évangélisateur bâtisseur », créateur d’une infinité d’ermitages, monastères, chapelles, églises…

Il est alors le grand SAINT MARTIN, patron vénéré, protecteur d’une nuée d’églises de par le monde. Le VITRAIL qui figure ici veut en être l’image.

Voilà, c’est délibérément que je n’ai pas sacrifié à l’habituel et sempiternel cliché du guerrier, du cheval et du pauvre loqueteux, dépassant ainsi la pieuse image convenue pour essayer d’atteindre symboliquement le grand mystère d’un des saints les plus populaires au monde.

 

Jean-Paul MARCHAL, imagier à Epinal et auteur du logo pour le Diocèse de Tours

 

 

 

Translate »